QUESTIONS/REPONSES
Q : Quelle est la marche à suivre pour déposer une réclamation auprès du maire ?

R : Dans tous les cas, vous pouvez suivre la procédure qui sera la plus simple pour vous. Adressez-vous à la mairie,
muni d’un dossier bien complet. Il sera instruit soit directement par le maire lui-même (si vous habitez une petite
commune) soit par les services compétents, c’est-à-dire les services municipaux.
Le maire adressera d’abord un courrier amiable au responsable du bruit (vous en serez avisé).
Si le bruit persiste, un constat sera fait par l’une des personnes chargées du dossier. Puis le maire mettra le fauteur de
trouble en demeure de faire cesser le bruit dans un délai donné. S’il n’y a toujours pas de réaction, un procès-verbal
sera adressé, que le fautif ne recevra pas, mais qui sera transmis directement au Parquet, car il s’agit d’une infraction.
A ce stade, le plaignant peut se constituer partie civile et réclamer des dommages et intérêts.
(extrait. revue 50 millions de consommateurs).


Q : Le chien de mon voisin hurle à la mort quand ses maîtres le laissent seul.

R :
Conseils : Avant d’appeler la SPA ou la gendarmerie, tentez d’amorcer le dialogue. Le dressage
de l’animal est peut-être envisageable…
Vos droits : Les aboiements nocturnes dépassent sans contestation possible les valeurs limites réglementaires.
Un procès-verbal pour tapage nocturne peut être dressé. En plein jour, il faut procéder à des mesures acoustiques
pour que la plainte soit recevable. Les services d’hygiène prennent mieux en compte cette nuisance et s’efforcent de
raisonner les propriétaires de chiens.
Les tribunaux de police donnent souvent raison aux plaignants.

Q : Notre voisin a le génie de mettre en route sa tondeuse le dimanche à l’heure de la
sieste. En a-t-il le droit ?

R :
La plupart des municipalités ont réglementé des horaires de tonte notamment, les samedis, dimanches et jours
fériés. Votre voisin persiste à vouloir perturber votre repos ? Arrêté municipal en main, tentez d’amorcer un dialogue.
Par ailleurs, la puissance acoustique de tels engins est réglementée (décret du 17 octobre 1975), le seuil admissible
restant néanmoins élevé : 96 à 105 dB(A)

Q : Isolation : Nous venons d’emménager dans un immeuble neuf dont l’isolation
phonique paraît défectueuse. Nous percevons distinctement les conversations de nos
voisins.

R :
Le décret du 14 juin 1969 fixe des normes d’isolation entre logements, en façade et entre planchers pour les
bruits d’impacts.
Conseils : Si ces normes n’ont pas été respectées, vous avez un an pour assigner le promoteur et exiger la mise en
conformité (loi du 4 janvier 1978 modifiée par la loi du 31 décembre 1992). Alertez aussi la Direction de
l’équipement. Elle peut diligenter un contrôle dans les deux ans qui suivent l’achèvement des travaux.

Q : Radios : Je suis toujours très étonné de croiser sur la plage ou en forêt des gens qui se baladent avec elle allumée à fond.
N’est-ce pas interdit ?

R :
La circulaire n°6417 du 15 juillet 1975 indique que " le fait d’utiliser dans les lieux publics et les transports en commun des
machines parlantes (poste à transistors, magnétophones) peut constituer une atteinte à la tranquillité publique ".
Un texte que les arrêtés municipaux et préfectoraux rappellent localement. Concrètement, il est souvent difficile de faire constater les torts.
Dans ce cas, dialogue et discussion sont de mise, histoire de ne pas hausser le ton…

Q : Le tenancier du bar voisin prétend qu’il a le droit de faire du bruit puisque son débit de boissons a été ouvert avec une autorisation administrative. Est-ce vrai ?

R : Ce n’est pas parce qu’un établissement a été administrativement autorisé à ouvrir, qu’il a le droit de faire du bruit. Le décret sur les
bruits de voisinage s’applique à lui aussi.

Q : Mon voisin d’à côté prétend qu’il a un comportement normal et que la gêne est due à la mauvaise isolation de notre immeuble. Que puis-je faire ?

R :
Vous pouvez bien sûr entreprendre des travaux d’isolation chez vous. Cela n’empêche pas une action juridique, un peu aléatoire,
puisque la jurisprudence a affirmé à plusieurs reprises que les occupants de l’immeuble doivent adapter leurs comportements à sa
configuration acoustique.
Dans le domaine des bruits de pas, la jurisprudence est très fluctuante, les juges écartant parfois l’application du décret sur les bruits de
voisinage et le trouble anormal de voisinage, arguant de ce que ces bruits quotidiens correspondent à une occupation normale des lieux..
Si les bruits de pas sont dûs à un changement malencontreux de revêtement de sol, la jurisprudence est plus nette et peut condamner à le
remplacer.